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Economie bleue : être durable ou ne pas être ! – COP21

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La conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris (COP21) qui réunira la majorité des dirigeants de la planète en décembre prochain, vise à trouver un accord international sur le climat afin de limiter le réchauffement climatique à moins de 2° par rapport à l’ère préindustrielle. En cohérence avec ce défi, mon action au  Parlement européen a pour principal objectif de contribuer à la transition vers une croissance durable. Durant la dernière session plénière, j’ai par exemple voté en faveur du rapport « Potentiel de création d’emplois et de croissance de la recherche et de l’innovation dans l’économie bleue » qui vise à donner plus de moyens à la formation professionnelle et à la recherche consacrée aux activités économiques durables liées à la mer et à la pêche, ainsi qu’à la préservation du littoral.

Dans cette même persective, je viens de cosigner l’appel « Océans pour le Climat » de l’Intergroupe Mers, Rivières, Iles et Zones Côtières du Parlement européen qui rappelle l’importance des mers et des océans pour les êtres vivants marins et pourquoi il est si crucial de les préserver. Vous trouverez ci-dessous ledit texte:

« Nos mers et nos océans sont à l’origine de notre existence. Ils ont apporté la vie sur Terre. Ils seront peut être demain l’ultime chance de notre survie sur cette planète. Il est impératif de reconnaitre le rôle majeur que jouent nos mers et océans qui couvrent 71% de notre planète pour apporter des réponses appropriées aux enjeux auxquels nous sommes et serons confrontés, aujourd’hui et dans les années à venir.
Ils constituent aujourd’hui une formidable opportunité de croissance, d’emplois et participent à notre bien-être.
A la fois source d’oxygène et régulateur de nos émissions de CO2 et de dioxyde de carbone, ils sont également un acteur essentiel de notre système climatique. Ainsi a-t-il été estimé que nos mers et océans absorbaient un quart du CO21. Ils devraient en conséquence occuper une place centrale dans les discussions climatiques mondiales.
Hélas, il n’est plus à démontrer que ces fonctions régulatrices ont été trop longtemps et trop durement mises à contributions par les activités humaines et qu’aujourd’hui nos océans souffrent et subissent les changements climatiques. Il est indéniable en effet qu’ils connaissent l’acidification, le réchauffement, et la fonte des glaces polaires. Ces pollutions qui pèsent sur la santé de nos mers et océans menacent de restreindre leur capacité de régulateurs climatiques.
Ces changements majeurs risquent en outre d’endommager à la fois la biodiversité et les richesses marines dont nous bénéficions ou d’autres dont nous pourrions bénéficier.
Les bouleversements climatiques perturbent les stocks halieutiques et les écosystèmes marins. Ils mettent en péril le secteur de la pêche et notre alimentation, mais affecteront également d’autres secteurs d’activités comme le tourisme maritime et côtier ou des secteurs encore émergeants, dépendants de la biodiversité marine comme les biotechnologies bleues ou la culture des algues.
En entrainant une montée du niveau de la mer ils menacent déjà nos côtes en érodant les bandes côtières et l’existence même de certaines iles. Ils réduisent dangereusement nos capacités à résister aux tempêtes et à protéger nos populations côtières. Plus de 600 millions de personnes vivent sur des zones côtières moins de 1à mètres au-dessus du niveau de la mer et onze des plus grandes villes du monde sont situées le long de la côte.
Pour ralentir ces changements, nous savons aujourd’hui qu’il nous faut repenser nos modèles de production et de consommation et particulièrement notre modèle énergétique. Nous savons que nous devons nous tourner vers le renouvelable. Et une fois encore, nos mers et océans détiennent une des clefs de notre avenir, offrant par la puissance des courants, des vents marins, des marées et des vagues, des sources inépuisables d’énergies propres et variées.
Pour les blessures qui leur sont infligées, pour le rôle qu’ils jouent et joueront dans sa régulation, et plus encore pour les solutions qu’ils offrent, pour notre futur, la COP21 doit être l’occasion de reconnaitre enfin l’importance de nos mers et océans dans le changement climatique. »

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