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Secteur routier : étape capitale franchie pour une concurrence plus juste et une amélioration des droits des travailleurs !

C’est une excellente nouvelle : après des mois et des mois de négociations, de réunions, de rendez-vous, des centaines de personnes rencontrées et plusieurs milliers de pages de documents lus, à quelques semaines de la fin de la législature, le Parlement européen a finalement réussi à adopter in extremis sa position sur le fameux « Paquet Mobilité ». Plus précisément, il s’agit de trois textes portant sur le détachement des travailleurs, le temps de repos et le cabotage dans le secteur routier, autrement appelés « volet social ».

Cette adoption est le fruit de batailles acharnées et de longue haleine au sein du Parlement européen, notamment entre d’un côté les pays de l’Est de l’Europe, et de l’autre ceux de l’Ouest et de transit, comme la France. La nouvelle est d’autant plus heureuse que ne pas trouver d’accord serait revenu à plaider en faveur du statu quo et donc accepter la situation actuelle, dont tout le monde sait qu’elle est catastrophique, en particulier pour le pavillon français. En quinze ans, celui-ci a chuté de 50% à seulement 10% de l’activité européenne.

Plusieurs mesures ont été introduites afin de mettre fin aux pratiques déloyales et illégales qui étaient devenues monnaie courante dans le secteur, comme le cabotage systématique, l’utilisation de sociétés boîtes aux lettres ou encore le recours croissant aux véhicules utilitaires légers (soumis à des restrictions et contraintes moins lourdes que les poids-lourds). Les technologies numériques, notamment les tachygraphes intelligents, ont un rôle clef à jouer afin de faciliter la vie des conducteurs mais aussi les autorités nationales dans leurs missions de contrôle.

Surtout, nous avons amélioré très sensiblement les conditions de travail des conducteurs routiers, avec la fin du repos hebdomadaire en cabine – pratique qui était tout bonnement inacceptable -, un contrôle sérieux des heures de travail, un retour à domicile garanti et des conditions de rémunération égales à travail égal. Cette normalisation des conditions de travail pour les chauffeurs des pays de l’Est de l’Europe est également une avancée importante vers l’Europe sociale. Enfin, des chauffeurs roulant avec de meilleures conditions est synonyme de routes plus sûres pour tous.

C’était là un combat serré, auquel je suis très fier d’avoir pris part, afin d’améliorer les conditions de travail dans un secteur qui a beaucoup souffert en France, et qui ne cesse de devenir de plus en plus compétitif. Au final, ce n’est pas une victoire de l’Ouest contre l’Est, c’est un progrès européen qui améliore les conditions du transport routier dans toute l’Europe ; une pierre de plus posée à l’édification de l’Europe sociale.

Retrouvez le communiqué de presse :

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